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Pourquoi Hadopi ?

internetUn sondage publié récemment dans le quotidien gratuit « Métro » montre que sur les 31 millions d’internautes que compte la France, 37 % d’entre eux ont déjà téléchargé illégalement des œuvres sur le web ou ont utilisé des fichiers obtenus illégalement. Cette pratique a un impact économique non négligeable, qui se traduit
d’après le rapport HADOPI réalisé par le cabinet d’expertise économique EQUANCY, par une perte en France de 1, 2 milliard d’euros par an pour les auteurs et une perte de 10 000 emplois. Le Gouvernement avec le nouveau projet de loi HADOPI, prévoit des
dispositifs clairs pour lutter efficacement contre le piratage. Le principe est simple, les pirates recevront plusieurs messages d’avertissement. S’ils persistent, leur abonnement sera suspendu pour une durée allant de deux à douze mois. L’enjeu est clair, il faut éviter que tous ces emplois soient
détruits d’ici à 2012, année qui sera marquée par l’avènement de la «
France numérique ». Il est donc indispensable de garantir une rémunération des droits d’auteur. Cela passe par un dispositif de
prévention efficace et progressif, mais aussi par une offre légale et
séduisante pour les internautes.

Mike BOROWSKI

36 réponses à “Pourquoi Hadopi ?”

  1. Chantal a écrit:

    Il est clair qu’on ne peut pas, à la fois, s’insurger contre HADOPI et hurler au scandale quand les FNAC ferment les unes après les autres !
    Le téléchargement illégal est l’une des premières causes de fermeture d’établissements vivant de la création artistique.

  2. cornieres a écrit:

    Je partage tout à fait l’objectif et les enjeux de cet loi. Il me semble en effet indispensable de permettre aux auteurs de poursuivre leur travail de création en leur assurant une rémunération totalement justifiée au regard du travail qui est le leur. D’autant qu’il existe aujourd’hui des possibilités de téléchargement légales accessibles à des prix raisonnables, qui sont une alternative à l’achat d’un album complet par exemple et qui offrent une liberté et une accessibilité à l’art abordable pour les internautes. il est important de poursuivre le développement de ce type d’accès, qui, associés à la lutte contre les téléchargements illégaux devraient à terme permettre aux “producteurs” et aux “consommateurs” d’y trouver leur compte.

  3. Mike Borowski a écrit:

    Mon cher Mike

    Technicien informatique de formation et professionnellement j’ai lu avec intérêt ton article sur la loi HADOPI 2

    D’après ce que je lit un peu partout le « foutage de gueule » est de rigueur aussi bien dans notre camps que dans le camps de fabricants de machines et de logiciels.

    J’ai remarqué depuis longtemps que le fabricant de matériel style Sony qui produit des disques qui fabrique des lecteur et graveur cd/dvd ainsi que des CD ou des DVD vierge.

    De plus il créer aussi des logiciels pour graver donc il créer des produits pour se tuer .

    En fait ce projet de loi est à deux vitesses .

    1er Les « geek » qui eux pourront télécharger sans problème puisque des système crypté en 128 bits te permette de télécharger sans problème et très rapidement cela s’appelle comme tu dois le savoir les newsgroup

    2eme Leptés personnes ne connaissant pas toutes les ficelles de la technique qui continueront à télécharger sur des système non crypté et se feront repéré par leur adresses IP

    Sans oublié que certain autre système existe mais des spécialistes connaissent les solution sans te parler bien sur des spots WIFI des particulier ou d’entreprises qui serviront de « bases » aux « pirates »

    Je suis parfaitement d’accords pour les emplois mais ne trouves tu pas que les majors se gave très fort sur l& ventes des cd ainsi que les fabricant de logiciel .Pour Microsoft Vista le cd revients à 5€ tout compris et se vends entre 60€ et 190 je trouve cela scandaleux .

    Voila mon idée

    Patrick RENAND

  4. Mike Borowski a écrit:

    Monsieur
    Je trouve ce raisonnement fallacieux et même si je ne télécharge que du logiciel libre (linux) sur internet, je suis résolument contre cette loi.

    Voici mes raisons,
    1) En effet, ce raisonnement de manque à gagner ne tient car il s’apparente plus à un péage excessif si ce n’est arbitraire.
    Pour raisonner par l’absurde il y a un grand manque à gagner en ne faisant pas payer l’air que l’on respire ……….

    2) Il encourage un concentration en “major” qui au lieu d’encourager la culture et les artistes, utilisent les fonds ainsi récupérés pour contrôler les médias. Cela leur permet de ne passer que des artistes qu’elles contrôlent au détriment de la création naturelle.

    3) La création artistique n’a pas forcement besoin de beaucoup d’argent et le talent a simplement besoin de canaux de diffusion actuellement pollués par des “major” dont l’intérêt n’a pas grand chose à voir avec> > le vie artistique.

    4) l’argumentaire employé me rappelle celui de ceux que défendaient les privilèges de la noblesse et pire ceux qui justifiaient l’esclavage.> >> >

    5) Si le France veux exister dans le monde moderne, il lui faut> > absolument favoriser ce foisonnement de création ouvert par> > l’informatique et voir comment le canaliser plutôt que de le vendre à> > des sociétés anglo-saxonne qui nous inondent d’une culture intéressante> > certes mais dont les gestionnaires nous excluent résolument.> >> >

    6) Il est indécent pour moi, qu’un artiste gagne des sommes> > considérables et sans commune mesure avec le travail fourni sans aucune> > limite. Pourquoi plutôt ne pas mettre des seuils de montant gagné en> > plus de la durée légale au delà duquel une œuvre appartient à > l’humanité.> >> >

    7) Ce débat m’a en plus interpelé sur le privilège considérable des> > artistes de mettre leur nom sur leurs œuvres, à la fin de chaque film> > on nous impose un générique qui cite tout le monde….
    Tous les > citoyens> > méritants le même égard quelque soit leur métier, il serait fatigant > que> > chacun nous impose son générique à lui….. Imaginons sur chaque > voiture> > la liste de tous ceux qui ont participé de près ou de loin à sa> > réalisation…. pour les routes, les ponts, le pain.. les éboueurs….

    > >> > Merci de transmettre mon mails aux intéressés ou de me dire avec qui je> > peux débattre.> >> > Cordialement

  5. Mike Borowski a écrit:

    Je vais mettre ta réponse sur le site.> Mais toi au fait que proposes-tu ?

  6. Mike Borowski a écrit:

    Bonjour et merci de ta réponse,

    Etant un libéral convaincu sous contrôle d’une loi claire appliquée par l’état équitablement et systématiquement à tout le monde, qu’il soit parlementaire ou misérable..

    Je propose simplement que la loi du marché s’applique librement et de manière équitable. L’état ferait mieux au lieux de cette loi de mettre à disposition des artistes des canaux ouverts et à la libre disposition des créateurs plutôt que de les vendre.

    la diffusion sur internet étant plus pour moi un outil de promotion gratuit pour se faire connaitre, ensuite la rentabilité viendrait naturellement par des concerts conférence…

    En favorisant ce foisonnement, on générait certainement plus d’activité……Imaginons que de la même manière on fasse payer le droit de lire par celui qui aurait inventé l’alphabet, nous serions tous des illettrés……..

    Je n’ai pas retrouvé mon billet d’humeur sur le site ? Cordialement

  7. Mike Borowski a écrit:

    Je mets en ligne 2 commentaires d’internautes qui font suite à la newsletter envoyée sur Hadopi.
    2 avis contre Hadopi et qui me semblent assez pertinent.
    Le débat est ouvert.

  8. Benoit a écrit:

    Sur l’étude d’Equancy, il serait prudent de ne pas la prendre au pied de la lettre, elle est de toute évidence un peu légère http://tinyurl.com/59eakh

  9. Roger a écrit:

    Aujourd’hui un artiste/groupe qui excelle dans la musique a 2 possibilités :

    - démarcher pendant 465 000 ans les majors pour devenir le prochain U2
    - offrir des pins et des tshirt sur sa page Myspace ou Facebook, complètement noyé dans l’océan Google.

    Courage :) N’oubliez pas le pouvoir d’achat du Top 10 de la Sacem, ça serait malheureux qu’hadopi ne servent strictement à rien (à part emmerder les gens qui téléchargent pour *** Tester Puis Acheter ***)

  10. Daniel a écrit:

    C’est le système des droits d’auteurs qu’il faut revoir en profondeur. Internet et la mondialisation développent les échanges dans des proportions qui ne sont tout simplement pas gérables via le droit d’auteur.
    La technologie permet des usages qui n’étaient pas prévu par les inventeurs du copyright.

    Évidemment cela pose la question du financement de la création. En particulier pour le cinéma.
    Comme le fait remarquer un autre commentateur, il y a une hypocrisie a développer des marges sur des tuyaux de plus en plus gros sans participer au cout de création des contenus.

    A terme quand les infrastructures réseaux seront amorties, il faudra bien que les FAI partagent leurs revenus colossaux. Ce qui est complexe c’est la période de transition. Hadopi ne prépare malheureusement pas le bon terrain.

  11. Asnieres a écrit:

    Bonjour

    Nous les Jeunes Pop Asnières nous mettons en avant le sondage qui a lieu sur notre site et qui démontre que les français du net sont contre la loi HADOPI !

    http://www.jeunespop-asnieres.fr/sondage-n°2-350

    Comme quoi la loi HADOPI est très loin d’être la solution contre le piratage!

    La vrai solution contre le piratage est la régulation des marges sur les produits culturels !

    Il n’est pas acceptable qu’un DVD soit vendu 15€ alors qu’une cassette qui coute 5 fois plus cher à produire au bas mot était vendu 15€ !

    Quand les prix raisonnable alors nous auront une augmentation des ventes !

    de plus 90% des piratages ne seront jamais des achats !

  12. jeanlou bourgeon a écrit:

    Mike,

    Merci pour cette prise de position qui cependant n’est pas claire quant aux objectifs relatifs à la rémunération des auteurs/créateurs.

    En effet, nous attendons un dispositif TRANSPARENT de la part du gouvernement, à savoir un engagement suivi d’effet pour non pas sanctionner à tour de bras pour alimenter Dieu sait quelle caisse (le principe des vases communicants est à mon sens obsolète) mais bien pour fournir des ressources aux auteurs.

    Etes-vous en mesure de GARANTIR que les sommes qui seraient récoltées une fois Hadopi adoptée iront intégralement abonder les bas de laine des créateurs ? Je dis INTEGRALEMENT (hors bien évidemment la rémunération de l’organisme chargé d’assurer la “traçage” des “délinquants”, à la condition bien évidemment que la rétribution soit décente et transparente…).

    Quelle est CLAIREMENT votre position quant à la rétribution des “majors” et autres sociétés intermédiaires ??? Selon vous, doivent-elles prendre part au “festin” ? Si oui, dans quelle proportion ? Vous apparaît-il nécessaire que ces structures -hors création- touchent une part du pactole ? Avez-vous un pouvoir de faire infléchir les termes de la loi en gestation ?

    Mes questions ne sont pas dans l’ordre, je n’en n’espère pas moins une réponse LIMPIDE.
    Gouverner est aussi —me semble-t-il— prendre la défense de tous les citoyens, n’est-il pas ?

    En résumé, il me semble opportun de réfléchir, de réunir TOUS les acteurs de la filière au lieu de —comme il se profile— entériner une loi par des élus très très mals informés et qui, à l’évidence ont voté le premier volet “à la hussarde” sous la pression de qui nous savons, sans connaissance réelle du sujet. Il y va de la démocratie, de l’image de notre pays sur la scène internationale. Mais bien avant tout, de la survie de nos auteurs ; les internationales du business ne sont pas l’agonie, à priori. Enfin, une dernière réflexion : le spectacle vivant est un tremplin formidable pour les artistes, n’y-t-il pas lieu de s’interroger sur l’origine de l’engouement ? et si le piratage (condamnable) y contribuait ?

    Je reste en veille en l’attente de vos réponses, ceci m’obligerait. Bien à vous

  13. Mike Borowski a écrit:

    Je salue les jeunes pop d’Asnières et d’ailleurs je souhaite leur répondre.

    Je trouve juste un peu étrange que les jeunes pop d’Asnières ne soutiennent pas un projet porté par le Président de la République, et utilisent les mêmes arguments que les socialistes pour dénoncer à mon sens une bonne loi.
    Ce n’est pas parce que les sondages ne nous sont pas favorables sur hadopi qu’il faut être contre.
    Je trouve étrange aussi qu’à l’heure de la mort du DVD et autres CD ils défendent une baisse des prix de ces supports. La TVA à 5,5 % est un combat d’arrière garde.
    Enfin l’internet a besoin de règles et justement à l’heure de la régularisation économique, il faut réguler l’internet.

  14. [...] plus vil encore, on va aller pos­ter sur le site offi­ciel des jeu­nesses Sarkozyste un lien inno­cent, à la suite d’un article pro­cla­mant haut et fort à quel point Hadopi est une [...]

  15. Mike Borowski a écrit:

    Moins d’une demi-heure après ma réponse aux jeunes pop d’Asnière, j’ai eu droit à un commentaire un peu salé par Fabrice Epelboin, qui visiblement n’est pas dutout d’accord avec mon analyse sur Hadopi.
    Il me taille un sacré short.
    Je mets le lien, n’hésitez pas à aller voir:
    http://fr.readwriteweb.com/2009/08/25/divers/ump-limites-democratie-participative/
    Comme quoi la parole est libre et la critique aussi.
    Nous ne pratiquons pas la censure.

  16. Fabrice a écrit:

    Si vous avez lu mon billet sur le Rapport Hadopi, vous savez à quel point je ne suis pas d’accord avec votre approche. Le rapport d’Equa,cy est un ramassi d’idiotie (l’avez vous seulement lu ou vous êtes vous contenté des conclusions ? Si ce n’est le cas, je vous recommande la lecture de mon billet). http://bit.ly/yASOf

    Notez au passage que je ne vous accuse pas de censurer quoi que ce soit, si cela avait été le cas, vous auriez viré le commentaire de ceux qui sortent du rang, ce qui n’est pas du tout le cas, et ce qui est tout à votre honneur.

    Maintenant, si vous souhaitez débattre de l’utilité et du bien fondé de cette loi, c’est quand vous voulez, online ou IRL, ce sera avec plaisir, j’ai convaincu bon nombre de mes camarades à tendance UMP (si, si, j’en ai), je suis prêt à relever le défi ;-)

  17. Mike Borowski a écrit:

    J’ai lu le rapport d’equa. Et je n’ai pas de raison de douter de sa véraciter.
    Je pense que même après des heures de débarts, nous ne serons pas d’accord sur hadopi.
    Mais force est de constater qu’il y a un soucis avec le téléchargement illégal, et que ce soucis qui fait perdre énormément d’argent à l’industrie de disque etc… Mais là je ne parle pas des majors, car ceux-là vont toujours retomber sur leurs pieds, mais plutôt des artistes indépendants, des techniciens, et tous ceux qui vivent de ça.
    Et force est de constater qu’Hadopi est Aujourd’hui ce qui se fera de plus efficace.
    Ok y a peut-être mieux à faire mais quoi ????
    Proposer une solution viable.

  18. jeanlou bourgeon a écrit:

    Je n’ai toujours pas mes réponses, régime de faveur pour Fabrice. (pas de soucis, Fabrice, je te cède volontiers mon tour). Mais bon, patience et longueur de temps…

    Tiens, vous devriez lire le post de Fabrice sur le site ReadWrite à propose de l’étude sur le téléchargement au Pays-Bas. A lire ici : http://fr.readwriteweb.com/2009/01/20/a-la-une/rapport-gouvernement-hollandais-conclu-impact-positif-p2p-economie/
    tout un programme… à méditer. Sans doutes quelques pistes à pomper, puisque vous semblez être en manque d’imagination…

    Ceci vous permettra peut-être de me répondre, à défaut de tenter d’informer correctement les députés/sénateurs de votre majorité qui visiblement ont beaucoup de progrès à faire en matière de numérique. Et dire que en l’état de leurs néconnaissances, ce sont eux qui votent les lois… On a du gros soucis à se faire en matière de liberté. L’appartenance à un parti politique ne dispense pas de s’informer à bon escient : voir Lionel Tardy qui semble, lui, avoir quelques idées sur la chose…

    Bien, dans l’attente de mes réponses…

  19. Fabrice a écrit:

    Mike, si vous avez deux sous de compétences mathématique - à défaut d’économie - vous devez réaliser que l’on ne modélise pas l’économie d’un secteur économique avec une suite d’additions et de multiplication.

    Si votre argumentation consiste à dire que le rapport d’Equancy vous semble valable, vous me facilitez la tâche, ma réponse est ici : http://fr.readwriteweb.com/2008/11/18/a-la-une/rapport-hadopi/

    Si vous croisez Christine Albanel, vous pourrez lui demander son avis sur ce rapport et le billet qu’il a suscité. Ce dernier a été suffisamment pris au sérieux par vos patrons pour annuler sa remise en grande pompes à une délégation parlementaire au dernier moment, visiblement, cela ne vous suffit pas.

  20. Fabrice a écrit:

    Quand à la solution fiable, je vous conseille d’aller demander au cabinet de Frédéric Mitterrand qui planche en ce moment même (rentrée oblige) sur un erzats de licence globale (une taxe sur les FAI), les premières études font ressortir un besoin en financement de 6 euros, payé pour moitié par les internautes et pour l’autre par les FAI.

    http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39386682,00.htm

    Bien sûr, pas un sou n’ira aux artistes ou aux petits techniciens, mais que voulez vous, c’est la dure loi du capitalisme et des lobbies, et la, il vous faudra remonter au grand patron pour demander des comptes, moi, je ne peux rien pour vous.

    http://www.ecrans.fr/Ceci-n-est-pas-une-licence-globale,7816.html

    Enfin, si, je peux, nous prônons la licence globale (la vraie).

    http://www.01net.com/editorial/504044/la-licence-globale-nouvelle-bataille-de-lapres-hadopi/

    …ou le mécénat global de Francis Muguet. Enfin, bref, il y a plein de solutions, soit pour donner plein d’argent aux majors (dont les bénéfices sont en hausse depuis plusieurs années, soit dit en passant), soit aux artistes… C’est selon.

    Comme les artistes se sont montrés très cons sur ce coup, et que les plans du ministère de le Culture consistent à financer les majors, ben… Tant pis pour eux… Ce n’est pas les anti Hadopi qui vont les défendre après leur prises de positions.

    Les artistes anglais, eux, sont bien plus malins (notez que cette supériorité de la variété Anglaise est une constante depuis des décennies, tant sur le plan musical qu’intellectuel)

    http://fr.readwriteweb.com/2009/03/23/a-la-une/les-artistes-anglais-contre-la-criminalisation-des-pirates/

    Au final, vous avez raison sur un point, ce sont les artistes Français qui vont souffrir.

    Ah, dernière chose, regardez la dépense globale de loisir des français et son évolution ces dix dernières années et demandez vous où est passé l’argent. La réponse est simple : Jeux vidéo et téléphonie.

    Le P2P, lui, n’a aucun impact sur les ventes de disque (je vous renvoi à nouveau sur mon article sur le Rapport Hadopi, lisez le s’il vous plait), et oui, je sais, ca ne sonne pas comme une évidence à première vue. Autre révélation du même ordre qui semble contrer le bon sens qui vous habite : la terre n’est pas plate, elle est ronde, et le soleil ne tourne pas autour, c’est l’inverse. Mais ça, vous devez être au courant.

    Le seul impact réel du P2P c’est sur le spectacle vivant, mais là, cet impact est très positif, donc cela n’arrange pas vraiment votre argumentation, désolé.

    Enfin bref, quand on ne comprend pas, on va voir ce qu’en dit la communauté scientifique un peu partout sur la planète, c’est ce que j’ai fait, et ils sont absolument unanimes. Là encore, lisez l’article sur le Rapport Hadopi, la plupart des études scientifiques sur le sujet sont passées en revue.

    Dites vous simplement une chose : si nous avons réussi avec quelques blogs à faire virer un ministre, dézinguer un ex-député, et empêcher le passage d’une loi, ce n’est pas simplement parce que nous crions plus fort que le parti au pouvoir et les média qui lui servent de RP, c’est parce que nous avons raison, et que tous les faits nous donnent raison, sans la moindre petit exception.

    Franchement, c’est béta comme attitude, car d’ici 2012, on sera passé à la licence globale (là encore, allez vous renseigner au cabinet du ministre de la Culture), et vos positions, elles, resterons bien lisible (vous vous en doutez, il y a de multiples copies de notre conversation). Sauver ce que vous pouvez tant que vous le pouvez, en l’occurrence, votre crédibilité.

    Il n’y a pas de mal à se tromper, le rapport d’Equancy est précisément fait pour cela, vous tromper.

    Errare Diabolicum, regardez d’un autre œil vos camarades d’Asnières, l’avenir leur donnera inéluctablement raison, et ils sauront en tirer parti. Demandez vous pourquoi NKM, polytechnicienne, soit dit en passant, n’a jamais pris parti pour Hadopi (et elle a lu non seulement le rapport d’Equancy, mais aussi mon billet, elle ;-)

  21. Asnieres a écrit:

    Nous mettons en avant un sondage qui pour représente une position !
    Après chacun est libre de faire un choix !

    Cher Mike nous sommes derrières le Président de la République, mais cela n’oblige pas d’office un accord tacite !
    L’UMP n’est pas une bergerie ! :-)

    A l’université d’été ! Pour un tête à tête !lol!
    Nous serons avec le 92 !

  22. JohnnyHalliday a écrit:

    Moi Johnny, je pense que le meilleur dans Hadopi, c’est quand les antidotes :

    http://linuxmanua.blogspot.com/2009/04/10-antidotes-anti-hadopi.html

  23. Teddy a écrit:

    Salut,

    Ce débat tourne en rond, et n’a pas lieu d’être. Si le projet de loi Hadopi voit le jour aujourd’hui, c’est par la pression du lobbying des maisons de disques qui demeurent aujourd’hui incapable de se défaire de leurs privilèges, et non pas par celle des artistes impuissant face au téléchargement illégal.
    La preuve en est, puisqu’au début les artistes soutenaient inconditionnellement le projet de loi, sans réellement s’être informés sur ses dispositions. En revanche, après tout le barrouf des internautes hostiles, qui ont su prouver par a+b que ce projet de loi favorisât davantage les maisons de disques que les artistes, ces derniers ont cessé de le soutenir ouvertement. En effet, on entend beaucoup moins parler de réunions entre artistes et majors en ce moment.

    Mais tout ceci n’est qu’un détail, car l’entêtement du gouvernement envers un projet de loi rétrograde, liberticide coûteuse et inefficace ne résulte pas d’une volonté à aider les artistes, mais s’inscrit surtout dans une perspective de régulation du net, des courants de pensées qui s’y installent et qui ne vont pas forcément dans le sens du chef de l’Etat, et éventuellement pour la conservation des privilèges des majors.
    Preuve en est, car lorsque leur a été suggérée l’idée de créer une licence globale - ce qui avait été prévu avant le coup de force des lobbyistes faisant naître le projet de loi DADVSI -, les députés UMP à l’instar de Frédéric Lefebvre y prétextant un partage des richesses injuste - la véritable raison étant que cela ne permet pas l’amorçage du contrôle du net -.
    Or, aujourd’hui, c’est le directeur de la SACEM qui remet sur le tapis ce concept, bien forcé d’admettre que le projet de loi serait inefficace.

    Il est temps que l’on arrête de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, en prétextant la régulation de la Toile par une cause qui de toutes évidences, ne sera pas servie.

    Bien à vous.

  24. Eric a écrit:

    Prenons l’exemple de l’espagne ou le téléchargement est proche du sport national et de plus considéré comme légal (sous couvert de copie privée) tant que c’est fait à des fins non lucratives.
    Bizarrement quand on regarde l’évolution des ventes de disque là bas on observe que ça n’a baissé que de 2%, beaucoup moins qu’en France… Curieux sachant que les téléchargeurs ne risquent rien là bas non?
    De plus on a beaucoup entendu les “gros” artistes pour hadopi mais très peu les petits (qui sont quand même nettement plus nombreux) qui sont plutôt contre.
    Si on voulait dégager une vraie loi juste et équitable pour tout le monde, il eut fallu mettre tous les acteurs dans le débat, FAI, lobbys culturels, associations de consommateurs, CNIL, ARCEP… Or, on a préféré confier ce travail au PDG de la FNAC. Pour citer un député, j’attends avec une grande impatience le projet de sauvegarde des lapins écrit par le président de la fédération française de chasse.

  25. Arthur Schlomoff a écrit:

    (Disclaimer : Je suis de gauche (enfin, libéral de gauche comme on dit… social-traitre quoi))

    Mike dit ceci :

    “Mais force est de constater qu’il y a un soucis avec le téléchargement illégal, et que ce soucis qui fait perdre énormément d’argent à l’industrie de disque etc… Mais là je ne parle pas des majors, car ceux-là vont toujours retomber sur leurs pieds, mais plutôt des artistes indépendants, des techniciens, et tous ceux qui vivent de ça.”

    Et je ne peux qu’être d’accord. Oui, l’industrie du disque et de la musique perd de l’argent en ce moment, et oui le téléchargement y est pour quelque chose (quoique le rapport au téléchargement illégal soit plus faible que ce que nous font croire les concernés).
    Mais qu’on ne s’y méprenne ! C’est l’occasion pour que l’économie de la musique prenne un nouvel envol. Le progrès est en route pour transformer les majors en de simples promoteurs… des agents, des découvreurs de talents et c’est tout. Oui, leurs actionnaires vont y perdre de l’argent, oui beaucoup de majors vont mourir dans le processus, où au minimum devoir réduire drastiquement leur taille, leur envergure. Forcément, ça veut dire que les majors vont devoir virer des gens. Plein de gens. Les fameux techniciens, et même, peut-être réduire un peu la voilure de la création artistique.

    Ça peut paraître une catastrophe… mais sortons un peu nos livres d’histoire, et souvenons-nous d’un joyeux épisode de l’histoire anglaise.

    (Pour le développement suivant, je m’inspire du chapitre : “La surprise de Solow” du livre “Les pays pauvres sont-ils condamnés à le rester ?” de William Easterly, qui soit dit en passant, est un très bon ouvrage, et non William Easterly n’est pas un gauchiste de passage, mais un économiste qui a tendance à taper sur les idées de gauche et de droite quand elles sont mauvaises, et à se ficher royalement de tout ce qui ne concerne pas sont sujet d’étude: l’économie du développement.)
    Je cite Easterly d’ailleurs, pour le plaisir : « Certaines personnes croient que le progrès technique, parce qu’il permet des économies sur le travail, est néfaste pour les travailleurs car il entraîne le chômage. C’est l’erreur de raisonnement des Luddites, l’une des idées les plus aberrantes de la longue histoire des âneries économiques ».
    Aux alentours du début du XIXe siècle, vers 1811 pour être un peu précis, un mouvement naissait en Angleterre, des ouvriers se révoltaient, non pas contre l’ordre injuste de la société, nan, nan, mais contre l’utilisation des machines à tisser dans l’industrie textile. En effet, ils avaient peur de voir disparaître leurs métiers, puisqu’ils devenaient inutiles, ou plutôt bien moins utile qu’avant, puisqu’ils n’étaient plus que quelques-uns pour actionner les métiers, et les surveiller. Et effectivement, pleins de tisserands perdaient leurs jobs.
    C’est donc mal ?
    Non, et c’est là que surgit la fameuse erreur de raisonnement.
    Car il n’est apparemment jamais apparu à l’esprit des Luddites, que s’il est vrai qu’on peut produire autant avec moins d’employés grâce aux machines, il est plus intéressant de produire plus avec autant d’employés grâce aux machines ! En quelques sortes les machines ont permis de « travailler plus » et je laisse aux jeunes ump ici présent le plaisir de compléter la phrase. (En fait, les machines permettent surtout de travailler « mieux »… Mais c’est plus marrant avec la version « plus »). Et de fait, il faudrait être un producteur de textile particulièrement con pour préférer produire autant pour moins cher que produire plus pour le même prix.
    Bien entendu, il a tout de même eu un chômage, les Luddites avaient bien perdu leurs jobs… ils ne gueulaient pas que pour la forme. Mais, ce n’est qu’un chômage frictionnel, on vire un nombre X de personnes qui étaient adaptés à l’ancienne technologie et on embauche un nombre Y de personnes (avec Y au minimum égal à X et le plus souvent supérieur) adaptés à la nouvelle technologie. C’est dur à vivre pour les X virés, mais pour l’économie dans l’ensemble, le chômage a diminué et les travailleurs pris dans leur ensemble sont dans une meilleure situation.
    Comme le dit si bien Easterly : « Les adeptes du luddisme confondent la mutation de l’emploi des anciennes vers les nouvelles technologies avec une baisse globale de l’emploi ».
    Revenons à présent au présent avec l’exemple de l’économie musicale.
    Les majors et tous ceux qui travaillent pour eux (des centaines de milliers dans le monde) avaient un rôle, comme les employés de l’industrie textile. Un progrès technique a fait fondamentalement changer ce rôle. Ils ont deux choix devant eux, lutter pour préserver le rôle initial, ou se rendre compte que comprenant la mutation de l’économie et en s’y adaptant, ils vont gagner plus qu’avant. Certes, ils vont devoir virer des gens, mais l’économie globale va les absorber, car le nouveau modèle économique qui surgira va créer de nouveaux emplois.
    Et les auteurs, ils ont une occasion en or de gagner encore plus d’argent, la licence globale par exemple, peut permettre de conserver des revenus décents pour les auteurs, tout en démocratisant encore plus la musique, ce qui aura des externalités positives à long terme sur toute l’industrie musicale. (Exemple classique : l’augmentation de fréquentation des concerts, mais il y a des dizaines d’autres externalités positives)
    C’est la vie.
    Le progrès est le seul facteur qui permet la croissance économique à long terme. Et ce n’est pas moi qui le dis, c’est Solow !

  26. Fabrice a écrit:

    @Arthur

    “Oui, l’industrie du disque et de la musique perd de l’argent en ce moment”

    Heu… non… désolé…

    http://www.numerama.com/magazine/9595-Resultats-financiers-mitiges-pour-Universal-Music-Group.html

    “oui le téléchargement y est pour quelque chose”

    non plus, non…

    http://fr.readwriteweb.com/2008/11/18/a-la-une/rapport-hadopi/

  27. Eric a écrit:

    En tout temps l’industrie culturelle a combattu les nouveautés technologiques…

    Ils ont tenté d’interdire le disque, car ça ferait fuir les gens des salles de concert
    Ils ont intenté un procès à Sony pour interdire les magnétoscopes
    Ils ont tenté d’interdire la radio parce que ça tuerait le disque
    Ils ont imposé le CD à une époque où la technologie n’était pas encore maitrisée pour réduire le coût de fabrication et en profiter pour vendre plus cher…
    Les moines copistes ont hurlé devant l’apparition de l’imprimerie…

    Quand à la FNAC… Elle procède à des fermetures à cause du piratage? Tiens, ça vend pas des bouquins, des appareils électroniques, des billets de concert etc ?
    A quand une loi pour protéger les rempailleurs de chaise car leur activité est presque au point mort?

    Et pour rebondir là dessus : “Et force est de constater qu’Hadopi est Aujourd’hui ce qui se fera de plus efficace.”

    Oui pour condamner la ménagère de moins de 50 ans et perdre son vote par la même occasion. Les téléchargeurs avertis savent déjà contourner la loi sans difficulté. Vous me direz, pourquoi ralent-ils vu que ça ne change rien pour eux? Chais pas… peut être parce qu’ils ont des arguments ET la compétence technique pour juger le procédé et souhaitent alerter la population des dangers du projet de loi? C’est quoi déjà la profession de Lionel Tardy… Ah oui! Ingénieur informaticien!

    “Ok y a peut-être mieux à faire mais quoi ????”
    Ecouter les experts de TOUS bords avant toute chose, pas seulement Denis Olivennes et Pascal Nègre, cesser de voir les anti-hadopi comme des pirates en puissance. Et commencer à mettre les FAI à contribution pour le financement de la culture. A nouvelle technologie, nouveau financement et pour ça, il eut fallu commencer par des grandes concertations avec tous les acteurs.

  28. Laura a écrit:

    @Eric, merci pour ce raisonnement qui dépasse le débat politique: l’UMP pense ça, la gauche réplique ça… nécessaire à la démocratie certes; mais à mon sens ta vision “macro” permet vraiment de faire avancer la réflexion et aurait dû être préalable au projet de loi pour faire convoquer les bon intervenants. la critique d’Hadopi ne se situe pas que principalement sur le sujet des libertés individuelles. D’ailleurs je suis choquée que le gouvernement français prétende être à la pointe en matière de régulation d’Internet (super les blogs, chats et tout, mais…) puisqu’au contraire Hadopi nous fige dans un système rétrograde.

  29. Eric a écrit:

    Tiens j’oubliais, Universal Music est une entreprise en baisse de chiffres d’affaires, mais elle fait toujours partie des entreprises les plus rentables de France. en plus avec l’écolosion des offres en ligne, les revenus sont moindres, donc le chiffre d’affaires baisse (même si ce n’est effectivement pas la seule raison). Par contre les coûts sont moindres également. D’où stabilisation partielle du bénéfice (M Borowski, je crois savoir que vous êtes diplomé en économie?).
    J’en connais une autre qui fait encore mieux en terme de résultat : Free.

  30. Djidane a écrit:

    Pour ne pas répeter ce qui a été dit précédemment car j’imagine que ca fait déja pas mal de lecture :

    Lorsque le charbon est devenu obsolète avec l’arrivée de nouvelles énergies, on ne s’est pas plaint de la baisse d’emplois dans le charbon.
    Le charbon, ici, c’est les majors et le CD. Les nouvelles énergies, c’est le lecteur MP3 et le partage de fichier. Maintenant si vous voulez bien, on va essayer de proposer des solutions pour l’avenir et non pas pour conserver un vieux modèle qui prend des rides.

    Sinon, encore une fois, j’en ai un peu marre de voir ces arguments qui visent à justifier HADOPI “parce que le téléchargement illégal et ca fait plein de trucs pas bien”. Certainement qu’il y a quelque chose à faire, mais c’est pas en baffouant (désolé du peu) la présomption d’innocence, les libertés individuelles, la vie privée, et la décision du Conseil Constitutionnel qu’on arrive à bien faire les choses.

  31. Arthur Schlomoff a écrit:

    @Fabrice:

    Tu remarques que sur le fond je suis d’accord avec toi, l’industrie musicale, va changer. Par contre faut pas pousser mémé dans les orties, tu me cites Numerama pour dire que non l’industrie musicale ne perd pas d’argent. Mais tu sais bien, que c’est faux de dire ça. Le premier trismestre 2008 a été positif pour Universal, mais sur les 15 dernières années, tu sais bien que les chiffres sont bien moins roses que cela. D’ailleurs, l’article même de numérama nuance les infos… Tu as du lire comme moi que : “Ces résultats incluent tout d’abord les chiffres d’affaires et bénéfices de BMG Music Publishing et Sanctuary, deux des sociétés intégrées au groupe ces derniers mois, ce qui relativise la progression. De plus, Universal Music Group avance une progression des revenus numériques de seulement 33 % ce trimestre, ce qui est une croissance extrêmement faible pour un marché naissant censé compenser la chute vertigineuse de la vente de CD. Sur l’année 2007, la progression avait été de 57 %, et et au premier trimestre 2007, le groupe avait annoncé une progression du numérique de 54 % par rapport au premier trimestre 2006. Le taux de croissance du numérique s’affaiblit donc de façon précoce, et plus vite que le rythme de décrue du marché physique.”

    Donc restons crédible, on tente de convaincre des gens ici qu’il est temps de s’adapter, pour cela il ne faut pas caricaturer la situation, ou même faire l’inverse peindre du rose partout.

    L’industrie du disque va mal, oui. Et ne va probablement jamais s’en remettre, et est condamnée à mourir. Par contre l’industrie musicale à ici une superbe occasion de se restructurer totalement et de rester florissante.

    Mais quelle est la part de téléchargement illégal dans cette chute ?
    On est d’accord pour dire que les assertions du rapport Equancy et des majors en général sont ridicules. Par contre, dire que le téléchargement n’est pour RIEN dans ce problème de l’industrie du disque est à mon avis légèrement exagéré. Premier contat empirique : J’ai arreté d’acheter de la musique (j’en achetais pas beaucoup avant, maintenant c’est zéro) depuis que je télécharge/ou stream légalement (ce qui rapporte de l’argent à l’industrie du disque, mais ne me coute rien si ce n’est de mon temps de cerveau disponible pour les pubs spotify, d’ailleurs soit dit en passant j’ai arreté de télécharger pour ne faire plus que du stream depuis peu). Suis-je un cas à part ? Unique au monde ? Certes je suis un geek, mais tout de même.

    Et bien j’ai regardé un peu les recherches auxquelles du faisait références.. et notamment à celui là : http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=739284
    Donc je suis rassuré, je ne suis pas seul puisque : “We find that there are two populations: explorers and pirates. For the explorers, MP3 sharing through physical contacts has a positive impact on CD consumption. For the pirates, anonymous file-sharing on the internet and a large number of MP3 files have a negative effect on CD consumption.”

    D’autre part, est-ce que les explorers compensent les pirates ? Oui disent de nombreux scientifique… mais la plupart du temps avec certaines nuances. Par exemple dans cette étude :
    http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=652743
    “Furthermore, we show that the existence of P2P networks may alter the standard business model: sampling may replace costly marketing and promotion. This may allow labels to increase profits in spite of lower revenues.”

    Sampling may replace maketing… donc il faut une action, une révélation de l’industrie du disque pour que ce soit valable. Pour qu’elle utilise le sampling, et non pas qu’elle lutte contre lui… C’est bien ce que je dis dans mon post, l’industrie du disque va continuer à exister… où plutôt elle va changer radicalement dans les années futures, des gens vont y perdre leur emploi, mais un nombre plus grand de gens vont en profiter pour s’y découvrir de nouveaux emplois. Etc. C’est la croissance portée par le progrès technique. Mais si l’industrie résiste de manière néo-luddiste, ça pourra tourner au vinaigre.

    Enfin bon, je n’ai pas autant de temps devant moi pour mener une analyse détaillée de la situation avec les dernières études etc. Mais j’ai tout de même l’impression que mon modèle reste valide.

  32. Eric a écrit:

    Je citerais Warren Buffet (anciennement l’homme le plus riche du monde pour situer) : “Quand le bateau coule, l’énergie déployée pour changer de bateau sera plus productive que l’énergie dépensée à colmater les fuites”.
    La loi Hadopi a ce danger supplémentaire de lancer une course aux “armements” en terme de cryptage et d’anonymisation. Et le 2e effet kiss cool est que ça va rendre ENCORE plus difficile la recherche des délits encore plus grave tels que la pédophilie et du terrorisme. Je sens déjà les cris dans la salle : la LOPPSI. Mouais… déjà une bonne partie du volet Internet ne passera jamais devant le conseil constitutionnel. Et ce qui est valable pour Hadopi l’est aussi pour la LOPPSI : ils proposent des solutions ridicules et innaplicables et en contradiction totale avec certains articles du code des télécommunications.
    A titre informatif, vous avez tous connaissance de Skype? Et bien ce petit logiciel hyper utilisé a donné des sueurs froides à la NSA (qui sont pourtant pas des manchots) qui étaient incapables de casser le code.
    A la course de demi-fond, c’est rarement les pouvoirs publics qui gagnent. Et plutôt que de monter une usine à gaz qui coute cher et ne sert à rien d’autre qu’à flatter l’ego de certains, il serait bon d’éviter de titiller la créativité de personnes peu scrupuleuses qui utiliserait ces nouveaux moyens non pas dans le but de faire perdre du fric à Pascal Nègre mais de mettre en danger la vie de nombreuses personnes

  33. Fabrice a écrit:

    @Arthur

    CA en baisse, bénéfice en hausse… Entre les deux, mon coeur balance… Jettes un oeil à le rapport annuel si tu as le courage, c’est assez éclairant, surtout en ce qui concerne la part croissante du jeu vidéo dans le CA…

  34. Djidane a écrit:

    En attendant, il est particulièrement dommage que l’auteur de cet article ne propose pas de contre-arguments à ceux énoncés précédemment… Evidemment la liste est longue, cependant il est malheureux qu’aucune réponse ne soit accordée, ici ou autre part, dès lors que l’on apporte des arguments… Une preuve qu’ils sont incontrables ?

  35. lebateleur a écrit:

    Quelqu’un a dit (en matière de provocation peut-être) que “le téléchargement était un service gratuit offert par celui qui fait connaître l’oeuvre autour de lui” et n’aurait dans 99% des cas pas eu l’intention de l’acheter.

    Ca m’a choqué d’abord.

    Puis en réfléchissant, si ce téléchargement produit dans 5% des cas un buzz suffisant pour générer un acte d’achat
    alors le téléchargement est effectivement une pub gratuite.

    Le seul détail c’est que c’est une pub de client
    et donc qu’elle dépend de la qualité de l’oeuvre (ou de sa réception par le public)
    ce serait gênant que ce soit précisément cela qui pose problème aux circuits commerciaux de la création audiovisuelle.

    Tous ne souhaitent pas - je l’espère ! - vendre de grosses quantités de n’importe quoi à tout le monde avec l’appui massif d’outils destinés à forcer la vente par imprégnation et à écarter les produits à petits flux parce que moins PRATIQUES à vendre.

    Des chiffres à vérifier tout de même
    mais ça m’a donné à réfléchir. (Merci Maurice Thaelm)

  36. Fabrice a écrit:

    @Djidane

    Albanel et Riester n’y sont pas parvenu eux non plus, ne soit pas si dur avec Mike ;-)

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